Joueurs : 3 à 5 joueurs
Durée : 60 minutes
Âge : 12 ans et plus
Éditeur :  Z-man games

Nous sommes dans le New York des années 1960 et très enjoués à l’idée de pouvoir se lancer en affaire. Profitez de vos derniers instants de joie, dites à vos amis que vous les aimez, car dans près d’une heure, ce jeu de négociations pourrait peut-être vous séparer!

Principe du jeu

Comme son nom l ‘indique, ce jeu de Karsten Hartwig se déroule dans le Chinatown de New York où vous et vos rivaux voudrez bâtir les mêmes commerces…au même endroit. L’action se passe en six ans, soit six tours, dans lesquelles vos entreprises vous rapporteront des montants d’argent de plus en plus importants, du moins nous vous le souhaitons. La concurrence fait rage, seul le plus riche commerçant pourra conserver ses installations à la fin de ces six ans, le déclarant ainsi grand vainqueur et votre ennemi juré par le fait même.

Règles du jeu

La dernière personne à avoir visité un Chinatown est désignée premier joueur. Tous les joueurs reçoivent un certain nombre de cartes secrètes sur lesquelles sont indiqués des numéros de locaux. Parmi celles-ci, il faut en sélectionner une quantité précise, c’est-à-dire pas suffisamment pour combler vos ambitions! À tour de rôle, on positionne un jeton de notre couleur sur nos locaux qui sont divisés en six édifices. Par la suite, tous les joueurs pigent une même quantité de commerces dans un sac qui peuvent être, entre autres, des restaurants, des manufactures, des centres de photographie ou des Dim Sums!

Pour maximiser nos profits, il faut construire des commerces identiques dans des locaux adjacents. Les commerces ont tous des nombres d’inscrits sur eux indiquant le nombre optimal à installer l’un à côté de l’autre. La boutique d’antiquité avec ses 6 unités rapportera beaucoup plus d’argent que le Sushi Shop et ses 3 unités, mais elle sera bien plus difficile à mener à terme. Dans la pochette de commerce, chacun d’entre eux se retrouve 3 fois de plus que leur nombre optimal. Donc, nous retrouvons que 9 restaurants et 6 centres de photographie. Deux joueurs peuvent ainsi construire des centres de photos, mais pas des restos!

L’heure est aux échanges! Le terrain que vous désirez tant est entre les mains du joueur jaune qui lui veut obtenir le commerce du joueur vert, reconnu pour sa tête de cochon. Heureusement, vous avez un peu d’argent et le don de faire des promesses douteuses! Vous pouvez échanger absolument tout contre n’importe quoi. Il est possible de promettre un local ou un commerce que l’on pigerait possiblement, mais on doit par contre tenir notre parole, sinon ce n’est pas du jeu!

CHINATOWN (BILINGUE) CHINATOWN (BILINGUAL) JEUX DE SOCIÉTÉLorsque tout le monde semble avoir terminé de se chamailler, on annonce le début des constructions. Vous pouvez, à ce moment, déposer certaines de vos tuiles sur vos territoires. Par contre, un commerce installé demeurera ainsi pour le reste de la partie, il peut cependant changer de propriétaire! Cette règle est tout à fait normale, sans vouloir cibler une franchise dans le rouge, il faut généralement plus de 6 ans avant de fermer boutique!

Le moment tant attendu de faire du pognon est arrivé. À la fin de chaque tour, on encaisse une somme relative à l’ampleur de nos installations. Si un commerce est complété, c’est-à-dire qu’on a atteint le nombre optimal de tuiles à placer de façon adjacente, alors on peut faire jusqu’à 140 000 000 $ ce tour-ci et tous ceux qui suivent jusqu’à la fin de la partie. Par contre, si une petite buanderie solitaire arpente le sol du local 47, nous ne marquerons que 10 000 000$ en espérant améliorer notre sort le tour suivant.

Fin de la partie

Au dernier tour, les différents joueurs en profitent généralement pour positionner leurs commerces qui pullulent à leurs pieds, s’il en sont capables bien entendu. Après avoir récolter leurs dus, chacun compte ses fonds et le joueur le plus riche remporte la gloire.

Critique du jeu

Chinatown est le coupable qui m’a fait développer une passion pour les jeux de société. Il se prend en main très rapidement et saura intéresser tant les débutants que les plus expérimentés dans le domaine. À son achat, j’y jouais en moyenne trois fois semaine durant deux mois.

La liberté d’échanges est ahurissante, à tel point que j’ai déjà su obtenir une coupe de cheveux et il m’arrive fréquemment d’offrir de délicieux biscuits Pillsbury à l’odeur si alléchante. On peut également rester plus sérieux et avoir bien du plaisir tout de même. Placez vos propres balises de façon à parfaire votre expérience!

Ne vous méprenez pas, bien qu’il semble très hasardeux et relativement bruyant, ce jeu offre un très bon niveau de stratégie. Il faut savoir quand se construire, où se construire et quoi construire. Je n’ai rien à suggérer pour remédier aux bruits.

Un des seuls points négatifs est l’inutilité d’avoir un premier joueur. Il aurait pu être intéressant de lui offrir un petit bonus, par exemple pouvoir échanger l’un de ses commerces avec un toujours présent dans le sac. C’est en écrivant ces lignes que je pense à l’idée et je l’essaierai bientôt, très bientôt…

Ce jeu est immunisé contre l’accumulation de poussière! En effet, jouer avec les mêmes personnes plus d’une fois permet de se venger et d’essayer de contrecarrer leurs plans de domination du monde… ou du quartier chinois. De plus, le nombre de joueurs influence grandement les stratégies à employer, permettant de diversifier les parties quelque peu. Je crois tout de même qu’une partie à quatre joueurs offre le meilleur ratio entre possibilités et difficultés.

À mon grand désarroi, lorsqu’on m’a fait essayer ce jeu, il n’était plus édité, ce qui m’a occasionné beaucoup de difficulté pour me le procurer. Ce que l’on m’avait caché, c’est que Z-man Games prévoyait de le réimprimer en multilingue! Chinatown est tout beau tout frais sur nos tablettes et il n’attend que vous pour être déballé! Ce jeu est idéal pour ceux voulant pratiquer leurs talents d’argumentation, mais aussi pour tout le monde aimant les jeux de société mais qui n’ont pas le goût de se casser la tête devant des heures et des heures de lecture de règlements. Vous ne vous ferez pas réellement d’ennemis comme je le mentionnais plus haut, vous perdrez seulement votre place dans le prochain échange de cadeaux!

Yanick Thibeault

 

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