Joueurs : 2 à 4 joueurs
Durée : 180 minutes
Âge : 13 ans et plus
Éditeur : Filosofia

Parcourir les mers en suivant de vielles cartes pour dénicher des trésors plus impressionnants les uns des autres est l’image commune que nous nous faisons de la piraterie. Cependant, la mauvaise réputation qui entoure les plus célèbres pirates ne provient pas du déterrement d’un quelconque coffre aux trésors, mais plutôt des attaques surprises lancées sur de vulnérables navires marchants. La gloire de nombreux capitaines est née de ces conflits, que ce soit en bien…ou en mal.

Principe du jeu

Dans Fortunes de mers, vous choisirez d’incarner un honorable marchant parcourant différents ports pour y vendre des produits en demande ou de lever votre drapeau noir pour intimider ces navires commerçants. L’objectif est de devenir le capitaine le plus célèbre de toutes les Caraïbes, en accumulant des points de gloire que ce soit de façon pacifique ou non. Plusieurs possibilités s’offrent à vous telles que l’amélioration de votre embarcation, de votre équipage ou de votre armement, l’obtention de ressources, l’attaque sur un autre joueur ou une unité indépendante, la vérification de rumeurs, l’accomplissement de missions, etc. Chaque zone maritime possède ses propres particularités telle qu’une invisibilité face aux amiraux. Qui sont ces amiraux? Ce sont des capitaines contrôlés par le jeu qui tenteront de couler les navires pirates ayant accumulé une trop grosse prime à leur avis de recherche. N’allez pas croire qu’être marchant vous est plus sécuritaire, car des pirates non joueurs fonctionnent de la même façon…c’est seulement la cible qui change.

 Règles du jeu

Tous les joueurs commencent avec un capitaine différent de nationalité française, anglaise, hollandaise ou espagnole et l’un des deux navires disponibles en début de partie qu’ils déposent dans leur port d’attache. À cet endroit, il leur est possible de cacher de l’or dans leur coffre aux trésors, à l’abri des autres joueurs et des intempéries.

Un tour commence par la pioche d’une carte événement pouvant par exemple, ajouter de nouveaux navires indépendants sur une zone maritime. Ensuite, chacun leur tour, les joueurs dépensent jusqu’à trois actions pour visiter un port, se déplacer ou bien rechercher un autre navire pour déclencher un combat naval.

Visiter un port se décompose en différentes sous-actions ne comptant pas dans le maximum de 3 actions. C’est ici qu’un joueur peut vendre ses marchandises et en acquérir de nouvelles en piochant, ainsi qu’améliorer son bateau. Il peut également, par un jet de dé propre à son personnage, obtenir une carte rumeur lui rapportant un point de gloire si elle s’avère vraie. Dans certains cas, un joueur peut également accepter une mission dans un port qui le fera avancer sur l’échelle de gloire qu’à l’achèvement de cette dernière qui peut par exemple être le transport d’un riche dirigeant d’une ville vers une autre.

On peut déplacer son navire d’une zone maritime vers une autre qui lui est adjacente pour une action. Entrer ou sortir d’un port compte également pour une action.

En faisant un jet de dé caractéristique à son capitaine, un joueur peut tenter de rechercher un navire marchand indépendant, s’il est dans la même zone maritime que lui, pour débuter un combat un peu plus artificiel. De la même façon, il est possible de rechercher un capitaine, joueur ou non, pour cette fois assister à un véritable combat naval où tire de canons et abordages élèvent la tension au maximum!

Fin de la partie

La partie se termine lorsque l’un des capitaines obtient son dixième point de gloire et remporte ainsi la partie. Un total de cinq points peut être atteint dans votre coffre au trésor, pour un taux d’un point par tranche de 10 pièces et ces points ne sont dévoilés qu’à la toute fin. Ainsi, un joueur avec cinquante pièces dans son coffre annoncera sa victoire lorsqu’il marquera son cinquième point sur le plateau de jeu, à la surprise des autres joueurs.

Critique du jeu

 – Fortunes de mers est un jeu pour tous types de groupes, que ce soit de façon tranquille en famille ou bien plus énergique avec nos amis aux stratagèmes plus développés. Pas besoin d’être un adepte de piraterie non plus, la moitié des joueurs que j’ai affrontés préfère transporter des ressources et vérifier des rumeurs dans différents ports plutôt qu’obtenir des primes et être recherché par les amiraux.

– La partie visuelle du jeu est magnifique notamment par sa carte de jeu. Aussi, les figurines de bateaux sont plus intéressantes à manipuler que de vulgaires pions, mais là où toute la beauté se présente, c’est dans les coffres aux trésors. Chaque joueur en possède un devant lui et peut y insérer son or subtilement lorsque le jeu lui permet. L’incertitude sur la connaissance du total de points de vos adversaires ajoute beaucoup au plaisir du jeu.

– Si l’on compte bien, un joueur peut quitter un port, aller dans la zone maritime adjacente et entrer dans un nouveau port en un tour. Comme les combats navals ne peuvent pas avoir lieu dans les ports, il est parfois impossible d’en déclencher un contre un joueur trop peureux. Si comme moi vous préférez jouer avec l’intention de couler les navires ennemis, ce type de stratégie fuyarde pourrait vous déranger. Cependant, vous pouvez tourner la situation en votre faveur en générant plusieurs points de gloire vu le temps crucial que met votre adversaire à accomplir ses déplacements prudents.

– La présence de capitaines non joueurs sur les eaux ajoute une importante dynamique à la partie. Le déplacement soudain d’un tel amiral espagnol ou sloop pirate pour contrecarrer votre déplacement vous forcera soit à l’affronter ou bien à l’éviter. Pourquoi déclencher le combat et risquer de tout perdre? N’ayez craintes, un capitaine peut mourir en combat, mais pas le joueur. Dans une telle situation, vous conservez votre gloire et n’avez qu’à piger un nouvel aventurier!

-Les combats contre marchants décrits comme étant plus artificiels n’en sont pas moins amusants, je dirais même qu’ils sont plus stratégiques!

Bref, je recommande fortement ce jeu tout simplement car en date du 6 mai 2014, il est mon préféré. Un thème très attachant et une mécanique facile à comprendre, mais pourtant tellement manipulable qu’on ne peut que se sentir libre en y jouant, libre comme un pirate!

Yanick Thibeault

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