Titre : I Am A Hero

Titre original :アイアムアヒーロー

Auteur : Hanazawa Kengo

Genre : Seinen Horreur Psychologique

Éditeur : Kana

Nombres de tomes sortis au Québec : 06

Nombres de tomes sortis au Japon : 11

La mode étant aux zombies depuis un certain temps, entre le phénomène Walking Dead et l’arrivée prochaine sur nos écrans de l’adaptation cinématographique de World War Z, je vous propose de découvrir l’excellent Survival psychologique qu’est I Am A Hero.

Certains diront que le genre Zombie est déjà bien représenté dans le manga avec des titres comme Highschool Of The Dead ou le Berceau des Esprits, mais pour moi, ces titres sont avant tout des défouloirs et aucun des deux n’atteint la qualité graphique et narrative d’ I Am A Hero.

Suzuki Hideo, asssitant mangaka vivant à Tokyo, est en proie à un doute existentiel perpétuel. Comment sa vie peut-elle être à ce point un échec, lui qui était un mangaka plein d’avenir il y a quelques années.  S’embourbant dans sa médiocrité, jour après jour, il ne voit pas qu’autour de lui d’étranges phénomènes prennent vie, en effet, des personnes infectées par une étrange maladie se transforment en être boursouflés et gloutons, mais heureusement pour lui Hideo est un adepte du tir sportif et, un des rares Japonais à posséder une arme à feu.

Vous allez me dire: « mais quelles prémices convenues »! Là est toute la malice et la maitrise de Hanazawa, en effet notre Heros est plutôt un personnage que je qualifierais d’antihéros, je ne vous dévoilerais aucun rebondissement ou évènements marquants, mais sachez que sa nullité s’applique aussi au maniement de son fusil.

Venons-en directement au fait: les qualités intrinsèques de la série. Tout d’abord le graphisme, nous sommes ici en présence d’une œuvre qui mélange  habilement le réalisme pur et la caricature légère. Ce mélange subtil est très agréable, puisque Hanazawa, nous offre des doubles pages de toute beauté laissant une atmosphère très particulière entre le détail des environnements et les mimiques parfois grossières des protagonistes. Ces planches ne sont pas là que pour nous bluffer, souvent, celles-ci servent la découpure narrative d’Hanazawa. Sa marque de fabrique : l’utilisation du ralenti, ce  qui donne un rendu quasi cinématographique à la série. Je vous invite à le découvrir lors des 10 dernières pages du premier volume.

L’autre point fort d’I Am A Hero est son propos. Sur fond d’invasion d’infectés, Hanazawa n’hésite pas à écorner l’image d’un Japon parfois trop vu comme policé, frappant là où ça fait mal à l’exemple de Hideki Arai dont il est grand fan. Une discussion sur la vision du manga entre le personnage d’Hideo et un éditeur dans le premier volume illustre parfaitement cette volonté, on pourrait également citer le passage du métro montrant que le Japonais moyen, à l’instar des infectés, peut être également un monstre, mais d’égoïsme et individualisme.

« En définitive, I Am A Hero, est une série que je conseille avant tout aux amateurs de Walking Dead, mais aussi à ceux qui aiment les ambiances postapocalyptiques lourdes et réalistes. »

Nicolas Kiffer

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