C’est en rangeant des bandes dessinées par une belle journée quelconque que je suis tombée sur Poulet aux prunes. Le mauve de la couverture avait attiré mon œil et le nom me disait vraiment quelque chose (en fait, je l’avais lu dans le journal). J’avais déjà lu un extrait de Persepolis de Marjane Satrapi au secondaire et j’avais bien aimé. Poulet aux prunes a piqué ma curiosité et j’ai donc entrepris la lecture de cette BD.

En gros, l’histoire de Poulet aux prunes, c’est l’histoire de Nasser Ali, un très grand (non, mais vraiment très grand) musicien, qui se fait briser son instrument de musique. Après avoir tenté de se procurer un autre tar, qui ne sonnera jamais aussi bien que son ancien, Nasser Ali abandonne les recherches et se disant que plus rien ne pourrait lui donner goût à la vie (malgré sa femme et ses 2 enfants), il décide de mourir. Et c’est là que ça devient intéressant. Durant les 8 jours précédant sa mort, Nasser Ali réfléchit et nous le suivons dans ses pensées sur la vie, sur sa jeunesse, sur la mort de sa mère, etc. C’est parfois marrant, d’autres fois non, mais c’est toujours intéressant. C’est bien pensé comme concept et comme histoire, j’ai bien aimé.

Le dessin de la BD est vraiment beau. Il est ultra simple, du genre « non, je n’essaye pas d’en mettre plein la vue, comme les bandes dessinées de super héros. » (Attention : je n’ai rien contre le graphisme éclatant des bandes dessinées de super héros, ça fait partie de l’univers des héros, mais ce style n’est pas nécessaire dans toutes les œuvres.) Cependant, ce n’est pas parce qu’il est ultra simple que c’est moche et que ce n’est pas soigné. On voit que Marjane Satrapi n’est pas une n’importe qui ne sachant pas dessiner. Je trouve que la sobriété du dessin en noir et blanc se marie bien avec le scénario et rend le tout vraiment attachant.

Je me suis d’abord intéressée à Poulet aux prunes parce que j’ai aperçu des affiches du film (qui porte le même nom…). Le titre étant assez intrigant, j’ai décidé de lire la bande dessinée en premier. Après avoir dévoré la bande dessinée et m’être dit : « OH! MON DIEU C’EST TROP FABULEUX! » , je me suis demandé quel genre de film on pouvait obtenir avec une histoire aussi spéciale. Et bien, je suis allée enquêter et j’ai vu le film. La seule différence majeure que j’ai remarquée est que Nasser Ali joue du violon et non du tar. Je suis plus que satisfaite, car je suis très très exigeante habituellement sur les adaptations cinématographiques. Je reste accrochée sur les différences entre l’original et le film et ne pense qu’à ça. Heureusement, à la vue du film, j’ai pu me concentrer sur les plans de caméra parfois identiques (peut être tout le temps, mais je ne me suis pas concentrée seulement sur ça alors je n’ai pas remarqué) à la bande dessinée. (Tout comme il a été fait pour l’adaptation de Persepolis, qui a cependant été transposée en film d’animation.)

« Donc, je conseille Poulet aux prunes (autant la BD que le film) à toute personne ayant envie de réfléchir un peu et de se distraire beaucoup. »

Florence Turmel

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