Oyez, oyez bonnes gens, je vous souhaite une très joyeuse nouvelle année !
Et pour démarrer en beauté, voici la chronique d’une de mes dernières lectures qui, je l’espère, vous enthousiasmera !

Siegfried T1 Série : Siegfried
Tome 1 : Siegfried
Tome 2 : La Walkyrie
Tome 3 : Le crépuscule des Dieux
Scénario, dessin et couleur : Alex Alice
Edition : Dargaud

Que dire: magnifique, époustouflant !

Après nous avoir épaté avec sa série Le troisième testament aux éditions Glénat, Alex Alice nous sort le grand jeu avec cette trilogie. Siegfried, le héros nordique de cette épopée, va vivre dès sa naissance une incroyable histoire.

Odin, le dieu des dieux, est confronté à une menace qu’il ne peut pas régler lui-même, à cause des lois qu’il a instauré. L’équilibre du monde est en péril, les géants se réveillent, créant des catastrophes importantes, menaçant tout ce qui vit. Seul un homme libre, ignorant les lois des dieux, est susceptible de rétablir l’ordre. Pour cela, cet homme devra affronter le dragon Fafnir, un ancien nain devenu fou par l’or qui s’est changé en dragon au fil du temps pour conserver son trésor. Depuis, il ronge les entrailles de la terre, ayant juré de tout détruire.

Siegfried est adopté par un autre nain du nom de Nime, qui est maître forgeron et alchimiste à l’occasion. Siegfried ne connaît pas les hommes et n’en a jamais vus mais il rêve de trouver les siens. Ayant pour ami une meute de loups, il grandit dans l’ignorance du monde extérieur. Quand Nime eut l’enfant en charge, il dut faire la promesse de ne jamais révéler à Siegfried ses origines, mais ce dernier découvrira le mensonge et voudra partir. Alors, pour convaincre Siegfried d’affronter le dragon, Nime lui fait croire que seule cette créature sait d’où il vient. Un long périple commence pour les deux protagonistes.

On ne peut qu’admirer la majesté de la mise en page digne des grandes scènes de films, avec un trait prononcé mais élégant, sans fioritures. De plus, la colorisation crée une ambiance particulière, donnant l’impression d’être plongés nous-mêmes dans ces paysages enveloppés de brumes et d’air froid. Déjà, un frisson nous parcourt l’échine, c’est bien !

La lecture nous transporte de page en page, sans répit, nous faisant vivre l’aventure de Siegfried comme si on y était, avec un final grandiose !

C’est digne du Seigneur des anneaux! Tolkien aurait-il croisé sur les chemins de l’écriture les traductions de la Völsunga saga ? Ces textes sont aussi à l’origine de l’opéra de Wagner « L’anneau de Nibelung ». Les Nibelung sont le peuple de nains qui ont forgé un anneau d’or pour lequel Fafnir fut pris d’envie de possession, le rendant fou, et dont il est fait allusion dans cette bande dessinée. Ceci est une parenthèse 🙂

Parce que j’ai vécu un grand moment de lecture, je ne peux que vous pousser à lire ces ouvrages pour que vous passiez, vous aussi, un moment fantastique !

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