L'AstarahLe manga québécois L’Astarah est arrivé sur nos rayons il y a de cela quelques mois. Sous ses dehors mystérieux, il intriguait et nombreux étaient ceux qui le dévisageaient ou, pour les plus audacieux, qui en tournaient deux ou trois pages pour le remettre là, interdits. Peut-être était-ce la nouveauté qui les intimidait, ou bien son format inhabituel qui les rendait nerveux, mais le fait est qu’ils ne savaient pas trop quoi en penser!

Quant à moi, le choix était fait depuis longtemps: j’allais le lire, oui monsieur!!! 😀

Et c’est avec plaisir que je vous partage mes impressions sur cette lecture agréable et originale qui gagne à être connue.

Comme mon collègue Alexandre a déjà publié le synopsis à sa sortie en magasin, je ne m’attarderai pas sur l’histoire, mais me contenterai de vous rafraîchir la mémoire.

L'Astarah

L’Astarah parle de l’épopée de deux courtisans extraterrestres, tous deux rivaux, qui devront s’allier afin de trouver l’antidote au mal qui ronge leur souverain sur une planète lointaine, Suerne. Il va sans dire que cette mission sera bien plus périlleuse qu’on eut pu le soupçonner… Au cours des vagabondages de nos héros, on rencontra une panoplie de créatures plus surprenantes les unes que les autres, tout droit sorties de l’imagination fleurie de l’auteure, qui auront souvent un rôle déterminant dans le déroulement de la quête et partageront même l’enjeux de nos protagonistes!

Mais quel aspect prendra ce mélange audacieux? Car les graphiques occupent un rôle essentiel dans ce manga! On reconnaît tout de suite l’influence de Tezuka sur les choix artistiques de l’auteure, ce dont elle ne se cache pas d’ailleurs: les contours des personnages ont ce petit quelque chose d’enfantin, sans pour autant être sur-simplifés. On nous présente un univers teinté de nostalgie qui rappelle les classiques de notre enfance, autant dans l’exécution que le contenu et la mise en scène et on retrouve un peu de ce sentiment d’aventure épique qui nous réjouissait quand on s’asseyait devant « Les Cités d’Or » ou devant « Sous le signe des mousquetaires », sentiment qui fut éclipsé par le sensationnalisme des animes et mangas modernes. Et franchement, est-ce que les effets spéciaux apportent tant que ça à l’histoire? Ça fait du bien de retourner à l’essentiel! Finalement, on se laisse convaincre par l’enthousiasme sans prétention et la façon un peu innocente d’aborder l’aventure, quelque chose qui m’a tout à fait plu!

Je dois avouer, cependant, que le manga n’est pas parfait. Malgré mon préjugé favorable, j’ai trouvé qu’il y avait un certain manque de maturité dans l’écriture, chose qu’on reconnaît aux enchaînements quelque peu incohérents et à la cadence irrégulière. Il arrive que les transitions soient difficiles et maladroites, et on se retrouve ailleurs dans l’histoire sans trop savoir pourquoi! Sans oublier la page couverture (parce que oui, il m’arrive de choisir des livres simplement parce qu’ils sont mignons…), qui manque de « Oumf! », voyez?

Ceci dit, il s’agit de la première BD de Mélodie Courchesne et il faut le dire, c’est un beau début! On sent qu’elle a mis beaucoup de travail, d’attention et d’amour dans son oeuvre, pour en arriver à un résultat charmant. Bravo!!! J’attendrai ses prochaines publications avec beaucoup de curiosité. ^_^

 

« En somme, un manga pour les nostalgiques

et les coeurs d’enfant.

Je vous encourage à y jeter un oeil! »

 

 

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