Alexandre Gayk-Lemay

Titre : Sword of the Stranger/ Stranger Mûko Hadan
Direction: Masahiro Andô
Scénario: Fumihito Takayama
Distribution: Bandai
Note importante: Implication du studio Bones

Contexte :

Un jeune garçon nommé Kotarô et son chien Tobimaru traversent le Japon, poursuivis par les mystérieux guerriers d’élite Ming de Chine qui sont aidés par un seigneur Japonais motivé par l’appât du gain. Au moment où le filet se referme sur Kotarô, il rencontre un Rônin qui saurait sûrement le guider jusqu’à l’endroit où il sera en sécurité.

Scénario :

Vous connaissez déjà tous cette histoire, si souvent racontée qu’on croit qu’on pourra tout prédire à l’avance. Ce n’est heureusement pas le cas, puisque le film introduit plusieurs éléments perturbateurs, rebondissements, ainsi qu’une panoplie de personnages uniques.

Sword of the Stranger ne prend pas une route facile à suivre pour créer une histoire mémorable. Le film profite du voyage des protagonistes pour explorer les attitudes, motivations et relations entre les personnages, qui s’influencent et évoluent au cours du film. Nous comprenons pourquoi tel individu agit de telle manière sans que ce ne soit explicitement dit, le signe que le film caractérise et humanise bien ses personnages.

L’histoire est aussi exécutée de manière très efficace. Tout ce qui passe à l’écran sert soit à caractériser les personnages, soit à faire avancer l’histoire. De fait, le film se distingue d’autres œuvres du genre en présentant le point de vue des antagonistes en détail, de manière à ce que l’auditoire comprenne bien tout ce qui se passe et pourquoi.

Graphisme & animation :

On voit bien que Bones a fait partie de ce projet. Non-seulement l’animation est-elle fluide et les personnages bien construits, mais tout est splendide. Je n’ai pas de terme spécifique pour vous transmettre le point auquel ce film est beau, mais croyez moi ce serait un mot japonais dans le genre de « Utsukushi » ou « Subarashi ». Les éléments symboliques et stylistiques ne manquent pas non-plus, si vous les cherchez.

Les combats ne sont pas aussi fréquents qu’on s’y attendrait, vu l’introduction relativement violente du film, mais lorsqu’ils ont lieu ils sont à la mesure du reste : fluides, impressionnants et ne laissant rien à l’imagination. Cependant, une poignée d’éléments de cette catégorie sont largement plus épiques que le monde réaliste du film ne devrait permettre… Cependant, si vous acceptez ces évènements tels qu’ils sont présentés, vous trouverez les combats spectaculaires et intenses.

Média :

C’est ici que le film perd le plus de points. Le DVD offre de l’audio et des sous-titres en anglais et japonais seulement. Les extras incluent une panoplie de trailers, incluant The Girl Who Leapt Through Time, Ghost in the Shell Stand Alone Complex: Solid State of Society et Code Geass R2. Le meilleur élément de cette catégorie est, selon moi, l’inclusion d’un pilote du film, qui montre un scénario très différent. Détail final : la couleur des sous-titres me tapait sur les nerfs.

Scénario : 3.25/4
Originalité : 1.25/2
Exécution : 2/2
Sensoriel : 3.75/4
Animation : 2/2
Musique : 1.75/2
Média : 1/2

Note Finale : 8/10, ou 8.75/10 en ne tenant compte que du film
Si vous aimez les histoires de Samurai, +1

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